Samedi 2 juillet : Pour un cortège des Luttes à la pride Marseillaise

14h30 - Métro Jules Guesde
jeudi 30 juin 2022
par  Chacha
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Ni nationales ni patronales, nos fiertés sont internationales !

Le 2 juillet 2022 se tiendra la marche des fiertés de Marseille, qu’on veut aux couleurs de nos luttes.

La situation actuelle pour les LGBTI montre que nos droits ne sont jamais acquis et que nous devons nous battre pour les obtenir et les maintenir. Elle montre que les réactionnaires s’inquiètent des avancées du mouvement féministe et attaquent violemment les personnes trans, en particulier les enfants trans. Aux Etats-Unis, la Cour Suprême laisse désormais le champ libre à l’interdiction de l’avortement en révoquant l’arrêt Roe v. Wade, tandis que la loi Don’t Say Gay et de nombreuses lois transphobes interdisent de parler de sujets LGBTI à l’école et criminalisent la transition des enfants trans. Dans le sport, c’est par exemple la Fédération Internationale de Natation qui interdit aux personnes trans, en particulier les femmes trans, de compétitions. Transphobie dont les conséquences sont dramatiques avec l’augmentation des suicides des jeunes femmes trans comme Fouad (aussi appelée Luna ou Avril), Doona, ou encore Sasha, qui toutes trois se sont données la mort récemment.

Le nouveau quinquennat de Macron s’ouvre dans une période de crise économique marquée par l’inflation et promet des attaques sociales dont les personnes LGBTI seront en première ligne. Alors que la pandémie a fait exploser la crise de l’hôpital public, la casse de la santé remet directement en question l’accès à des droits aussi fondamentaux que l’IVG, les traitements contre le VIH-SIDA, les soins de transition ou encore la PMA.

Nous dénonçons la loi bioéthique instauré par le gouvernement Macron qui est une PMA au rabais excluant les personnes trans et défavorise les couples lesbiens. Nous refusons de cautionner une précarisation toujours plus accrue des travailleuses et travailleurs du sexe alors qu’iels sont toujours plus victimes de violences et d’agressions, ainsi que des mutilations sur les enfants intersexes.

La présence de partenariat à la Marche des Fiertés avec des entreprises comme Spotify, Deliveroo, qui profitent de nos luttes pour gagner une réputation d’« inclusivité ». De la même manière que nous luttons pour la possibilité des personnes à disposer de leur corps, nous luttons contre l’exploitation des travailleureuses. De plus, la présence du FLAG, l’association LGBT des flics, nous semble impensable. Nous ré-affirmons que nous ne croyons pas en une réforme possible de l’institution policière, dont les violences racistes tuent encore et encore et qui agissent en bras armé contre nos communautés.
Nous refusons de laisser les Fiertés au pinkwashing du capitalisme et de la répression d’État !

L’actualité des cinq dernières années a également démontré une hausse des idées, des violences et des agressions physiques et symboliques de l’extrême droite, en France et ailleurs. Nous ne le répéterons jamais assez : l’extrême droite est la pire ennemie des LGBTI et il est primordial de construire une riposte antifasciste collective dans nos communautés et au côté de nos camarades musulman·e·s et camarades racisé·e·s qui sont particulièrement attaqué·e·s. Les résultats aux dernières élections nous le montrent : il est urgent d’apporter une réponse antifasciste face à l’arrivée de 90 député·e·s d’extrême droite à l’Assemblée.
A rebours des positions de l’extrême-droite et autres politiciens réactionnaires de droite comme de gauche qui tentent de capitaliser sur les paniques morales, nous affirmons fièrement nous placer dans la tradition de lutte des femmes trans et non binaires des émeutes de Stonewall, ainsi que de celles et ceux qui continuent à lutter aujourd’hui.

C’est une célébration de nos colères, de nos solidarités et de nos alliances. Elle doit être un lieu où nous nous unissons, pour nous donner de la force et de la joie, pour occuper l’espace public et que les émotions, vives, puissantes, durables, se transforment en organisation qui renforce aussi nos sphères politiques, militantes, et privées.

La Marche des Fiertés se doit d’être particulièrement politique. C’est dans ce contexte que le Pôle des Luttes à Marseille a été formé, dans la lignée de celui de Paris. Il porte l’ambition de reconstruire un mouvement LGBTI uni contre les politiques néolibérales et réactionnaires, en lien avec les luttes sociales, antifascistes, féministes et antiracistes.

Dans ce sens nous revendiquons :
- La liberté de circulation, d’installation, la régularisation de tous-tes les sans papiers, la fermeture des Centres de Rétention Administrative (CRA) et des zones d’attentes,
- La fin des mutilations des personnes intersexes,
- L’accès au changement d’état civil sur simple demande,
- Le remboursement total de toutes les transitions,
- La PMA pour toustes, entièrement remboursée,
- La déconjugalisation de l’Allocation Adulte Handicapé,
- L’abrogation des lois racistes et islamophobes telles que la loi séparatisme,
- L’abrogation de la réforme de l’assurance chômage et l’abandon de la réforme des retraites.

Rejoignez-nous le 2 juillet pour une Pride de luttes ! On se donne rendez-vous au métro Jules Guesde à 14h30 pour notre cortège anticapitaliste, antiraciste et antipatriarcal !

Organisations signataires : Solidaires Etudiant-e-s, SUD Educ 13, FSE Aix, NPA Jeunes 13, Revolution Permanente Marseille, Du Pain et des Roses